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Marketing digital pour orthodontistes : 193,50 € par semestre, et un devis qui se compare

Par , consultant en marketing digital ·

Un cabinet d’orthodontie se choisit à la maison, devis en main, avant une échéance fixe : le seizième anniversaire, au-delà duquel l’Assurance Maladie ne prend plus en charge les 193,50 € par semestre, dans la limite de six semestres — 1 161 € de base pour trois ans de traitement actif. Au-delà de cette base, les honoraires sont fixés « avec tact et mesure » et annoncés par un devis écrit, obligatoire avant tout traitement. Ce devis quitte le cabinet avec les parents et se relit à la maison, souvent à côté d’un autre. C’est là que se gagne ou se perd un patient : pas au premier appel, mais entre la première consultation et la signature, dans une décision qui se prend à deux ou à trois et qui engage une famille pour plusieurs années.

L’essentiel en cinq questions

Qui décide ? Le parent qui paie, et l’adolescent qui portera l’appareil — pour six semestres au plus de traitement remboursable, soit trois ans. Deux lecteurs, deux attentes, et une seule page pour leur répondre.

Que rembourse l’Assurance Maladie ? 193,50 € par semestre à 100 %, six semestres au plus, si l’accord préalable est obtenu et le traitement commencé avant 16 ans. La contention suit : 161,25 € la première année, 107,50 € à 60 % la deuxième. Après 16 ans, un seul semestre, et seulement avant une chirurgie maxillaire.

Qu’ai-je le droit d’écrire ? Depuis le 25 décembre 2020, l’article R. 4127-215-1 du code de la santé publique autorise la communication sur vos compétences, vos pratiques, votre parcours et vos conditions d’exercice. Restent exclus les témoignages de tiers et les comparaisons avec d’autres chirurgiens-dentistes.

Face à qui ? Au 1er janvier 2026, 60 % des 48 700 chirurgiens-dentistes exercent en cabinet de groupe et 16 % en centre de santé ; le cabinet individuel est passé de 44 % en 2012 à 21 % (DREES, 2 juillet 2026). Et tout chirurgien-dentiste peut facturer un traitement d’orthodontie.

Par quoi commencer ? Par une page qui explique votre devis ligne à ligne, et une autre qui pose le calendrier des 16 ans. Ce sont les deux questions que la famille se pose une fois sortie du cabinet.

Ce que rembourse l’Assurance Maladie : 193,50 € par semestre, six semestres au plus

Sur six semestres, la base remboursée plafonne à 1 161 € ; avec les deux années de contention, et hors séances de surveillance, l’Assurance Maladie verse au plus 1 386,75 €. Tout le reste du devis relève de la complémentaire et de la famille.

Acte Code Base de remboursement Taux Montant remboursé Limite
Traitement actif, par semestre TO90 193,50 € 100 % 193,50 € 6 semestres, début avant 16 ans
Séance de surveillance TO5 10,75 € 60 % 6,45 € 2 séances par semestre
Contention, 1re année TO75 161,25 € 100 % 161,25 € —
Contention, 2e année TO50 107,50 € 60 % 64,50 € —
Patient de 16 ans et plus — Un semestre, non renouvelable Préalable à une chirurgie maxillaire

Source : Assurance Maladie, Le remboursement des traitements d’orthodontie, ameli.fr, page mise à jour le 9 janvier 2026 ; codes d’actes : Traitement d’orthodontie et d’orthopédie dentofaciale : demande d’accord préalable et facturation, ameli.fr, mise à jour le 22 janvier 2025. Pages consultées le 25 septembre 2026.

Ce barème fixe le calendrier du métier plus sûrement qu’aucune saison. L’accord préalable est réputé acquis après quinze jours de silence de la caisse, il vaut six mois, et le traitement doit commencer avant le seizième anniversaire. Une famille qui consulte à quinze ans et demi n’a donc plus le temps d’hésiter entre deux devis pendant un trimestre. Le septième semestre, lui, n’est plus remboursé : la durée annoncée sur le devis est une promesse financière autant que clinique, et c’est ainsi que le parent la lit.

Deux décideurs, un patient : le parent paie, l’adolescent porte l’appareil

Six semestres de traitement, c’est trois ans de suivi décidés par un adulte pour un enfant. La décision n’appartient à personne en particulier, et chacun y cherche autre chose.

  • Le parent lit le coût, la durée, le reste à charge après remboursements, et l’organisation pratique : combien de rendez-vous, à quelle heure, compatibles ou non avec l’école et le travail.
  • L’adolescent lit ce qui changera dans sa vie quotidienne : appareil visible ou non, ce qu’il pourra manger, ce qui se passe pendant un rendez-vous.
  • Le chirurgien-dentiste traitant, quand c’est lui qui a repéré le besoin, lit votre page pour savoir s’il peut vous adresser la famille sans risque de la décevoir.

Un cabinet qui répond au premier et oublie le second perd le patient à la table du dîner. Une page qui parle à l’adolescent sans répondre au parent ne signe rien. Les deux se traitent sur la même page, dans deux blocs distincts, et le troisième lecteur se satisfait d’une chose simple : que ce qui est écrit corresponde à ce qu’il constatera.

L’organisation pratique pèse plus qu’on ne l’imagine. Sur trois ans, un rendez-vous mal placé se répète à chaque contrôle. Indiquer clairement vos plages de fin d’après-midi et du mercredi — sur le site comme dans l’agenda en ligne, s’il en existe un —, la durée habituelle d’un rendez-vous de contrôle et la marche à suivre en cas d’attache décollée répond à une question que la famille ne pose pas en consultation, mais qu’elle tranche seule chez elle.

Le devis est obligatoire, et il part chez le confrère

Un devis écrit préalable est obligatoire pour tout traitement d’orthodontie, et la famille repart avec. Ce que vous n’y avez pas expliqué, elle le déduira seule — ou le fera expliquer par quelqu’un d’autre.

Un devis d’orthodontie est un document technique : nombre de semestres, honoraires par semestre, base de remboursement, contention, surveillance. Le parent le lit en cherchant un seul chiffre, ce qui restera à sa charge, et il compare ce chiffre avec celui d’un autre cabinet sans savoir si les deux documents décrivent la même chose. La page qui gagne n’est pas celle qui affiche le prix le plus bas ; c’est celle qui permet de lire le devis.

Ligne du devis Ce que le parent comprend seul Ce que votre page doit expliquer
Nombre de semestres prévus Une durée Que la prise en charge s’arrête au sixième semestre
Honoraires par semestre Un prix Ce que couvre un semestre : rendez-vous, ajustements, matériel
Base de 193,50 € Un chiffre abstrait Ce que verse l’Assurance Maladie, et ce qui reste à la complémentaire
Contention Une ligne en bas de page Pourquoi elle existe, combien de temps, ce qui est remboursé

Expliquer n’est pas comparer. Décrire la composition de votre devis, indiquer que la complémentaire intervient selon le contrat, rappeler que deux devis ne se comparent qu’à durée et contenu égaux : tout cela relève de l’information du patient. Écrire qu’un traitement est « moins cher qu’ailleurs » relève à la fois de la comparaison interdite par l’article R. 4127-215-1 et de la logique commerciale que proscrit l’article R. 4127-215. La frontière est nette, et elle se franchit en une phrase.

Une page de ce type ne sert pas qu’à la famille. Elle sert aussi au secrétariat, qui peut y renvoyer au téléphone au lieu de réexpliquer le même devis plusieurs fois par semaine.

Ce que vous pouvez écrire : articles R. 4127-215, 215-1 et 216

Trois articles du code de la santé publique, tous trois dans leur rédaction du 25 décembre 2020, bornent ce qu’un cabinet d’orthodontie peut publier. Ils sont issus du décret n° 2020-1658 du 22 décembre 2020.

  • Article R. 4127-215-1, créé par ce décret : le chirurgien-dentiste « est libre de communiquer au public, par tout moyen » des informations sur ses compétences et pratiques professionnelles, son parcours et ses conditions d’exercice. Cette communication est « loyale et honnête », ne fait pas appel à des témoignages de tiers, ne repose pas sur des comparaisons avec d’autres chirurgiens-dentistes ou établissements, n’incite pas à un recours inutile aux soins et « n’induit pas le public en erreur ». Elle tient compte des recommandations du conseil national de l’ordre.
  • Article R. 4127-215, modifié par ce décret : « La profession de chirurgien-dentiste ne doit pas être pratiquée comme un commerce. »
  • Article R. 4127-216, modifié par ce décret : les documents professionnels mentionnent obligatoirement, entre autres, la spécialité au titre de laquelle le praticien est inscrit au tableau ou la qualification qui lui a été reconnue.

La qualification de spécialiste est une information due, pas un argument. L’orthopédie dento-faciale est l’une des trois spécialités de l’odontologie, sanctionnée par un diplôme d’études spécialisées, et l’Ordre des chirurgiens-dentistes indique que le spécialiste qualifié s’engage sur l’honneur à ne pratiquer que des actes liés à sa spécialité. L’écrire, et expliquer ce que cela signifie pour le patient, est permis et même attendu. En faire un argument contre les omnipraticiens — qui peuvent eux aussi réaliser et facturer ces traitements — serait une comparaison avec d’autres chirurgiens-dentistes.

Les promesses de résultat et de durée sont le second écueil. Un traitement dont la durée dépend de la croissance et de la coopération d’un adolescent ne se garantit pas ; l’annoncer comme certain, c’est prendre le risque d’induire le public en erreur. Écrire une fourchette et les facteurs qui la font varier est à la fois plus honnête et plus convaincant.

Les bilans démographiques annuels de la DREES, en 2025 comme en 2026, ne distinguent pas les orthodontistes parmi les 48 700 chirurgiens-dentistes. Le patient n’a donc aucun repère public pour savoir qui pratique l’orthodontie autour de lui — raison de plus pour que la qualification soit écrite clairement sur la page.

Après 16 ans, un autre patient : un semestre remboursé, une décision seul

Passé 16 ans, l’Assurance Maladie ne prend plus en charge qu’un semestre, non renouvelable, et seulement avant une chirurgie maxillaire. L’adulte qui consulte paie donc l’essentiel de son traitement avec sa complémentaire et ses propres moyens.

Ce patient ne ressemble en rien à la famille de la section précédente :

  • Il décide seul, mais plus lentement : aucune échéance réglementaire ne le presse, et il peut comparer pendant des mois.
  • Il cherche en ligne des réponses précises — appareil visible ou non, compatibilité avec une vie professionnelle, durée, coût — avant de prendre le moindre rendez-vous. Chaque technique que le cabinet pratique (attaches métalliques ou céramiques, appareil lingual, gouttières) appelle sa propre page : ce qu’elle implique au quotidien, sa durée habituelle, ce qui fait varier le devis.
  • Il croise sur les mêmes recherches des offres d’aligneurs commandés à distance, qui répondent à ses questions de coût et de discrétion sans passer par un cabinet.

Face à ces offres, un cabinet n’a rien à gagner à les dénigrer et tout à gagner à décrire ce qu’il fait : ce que comprend la première consultation, qui examine, qui pose l’indication, qui suit le traitement jusqu’à la contention. C’est de l’information sur les pratiques professionnelles, exactement ce que l’article R. 4127-215-1 autorise.

La limite, ici, tient à l’incitation. Une demande adulte est souvent d’ordre esthétique ; le texte interdit d’inciter « à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins ». Une page qui explique quand un traitement est indiqué, et quand il ne l’est pas, respecte cette règle et filtre en même temps les demandes qui n’aboutiraient pas.

Ce qui marche en cabinet d’orthodontie, et ce qui n’y marche pas

Avec un traitement remboursable plafonné à six semestres et un devis obligatoire, ce qui marche est tout ce qui rend le devis lisible avant, pendant et après la consultation.

Ce qui marche

  • Une page « Lire votre devis » qui reprend les lignes une à une, avec la base de 193,50 € et la limite des six semestres.
  • Une page calendrier : accord préalable, quinze jours, six mois, seizième anniversaire. Elle transforme une contrainte en rendez-vous pris.
  • Deux entrées distinctes, l’une pour les familles, l’autre pour les adultes : elles n’ont ni la même question, ni la même échéance.
  • Une fiche Google qui montre les plages horaires de fin de journée et du mercredi, celles que cherchent les parents.
  • La qualification écrite clairement, avec son sens pour le patient : l’article R. 4127-216 l’impose sur vos documents professionnels, et le site gagne à dire la même chose.
  • Des réponses aux avis publiés sur la fiche d’établissement, sans rien révéler du traitement ni confirmer qu’une personne est suivie au cabinet : sur trois ans, c’est la manière de répondre que lisent les familles suivantes.

Ce qui ne marche pas

  • Afficher un prix d’appel sans ce qu’il couvre : il est comparé à un devis complet, et perd.
  • Reproduire des avis de parents sur votre page : c’est un témoignage de tiers, exclu par l’article R. 4127-215-1.
  • Promettre une durée ou un résultat. Le risque d’induire en erreur est réel, et la déception, sur trois ans, se lit dans les avis.
  • Acheter des clics sur des recherches adultes avant d’avoir une page qui explique l’indication : on paie pour des demandes qu’on refusera.

Nos douze leviers pour un cabinet d’orthodontie

Questions fréquentes des orthodontistes

Puis-je indiquer que je suis spécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale ?

Oui, et c’est même une obligation sur vos documents professionnels. Trois règles se combinent :

  • Ce qui est obligatoire — l’article R. 4127-216 impose de mentionner la spécialité au titre de laquelle vous êtes inscrit au tableau, ou la qualification qui vous a été reconnue.
  • Ce qui est permis — l’article R. 4127-215-1 vous autorise à expliquer vos compétences et votre parcours : le diplôme d’études spécialisées, ce qu’implique une pratique limitée à la spécialité.
  • Ce qui est exclu — présenter cette qualification comme un avantage sur les omnipraticiens, qui peuvent eux aussi réaliser ces traitements. C’est une comparaison avec d’autres chirurgiens-dentistes.

Puis-je publier des photos avant/après de mes patients ?

L’article R. 4127-215-1 ne les nomme pas, mais trois de ses exigences s’appliquent directement :

  • Pas de témoignage de tiers — une série présentée comme le récit d’un patient satisfait en prend la forme.
  • Ne pas induire le public en erreur — un cas choisi pour sa réussite suggère un résultat que le traitement d’un autre patient ne garantit pas.
  • Tenir compte des recommandations du conseil national — c’est le III de l’article. Avant toute publication de ce type, interrogez votre conseil départemental de l’ordre.

Des schémas ou des moulages anonymes illustrent une technique sans montrer de patient ; c’est la voie la plus sûre.

Faut-il afficher le prix d’un traitement sur mon site ?

Informer sur ses conditions d’exercice est permis ; ce qui pose problème, c’est de faire du prix l’argument principal, logique commerciale que proscrit l’article R. 4127-215. Une page utile distingue :

  • Ce que rembourse l’Assurance Maladie — 193,50 € par semestre, six semestres au plus avant 16 ans, puis la contention.
  • Ce qui dépend de la complémentaire — variable selon le contrat, que vous ne pouvez pas connaître à l’avance.
  • Ce qui fait varier vos honoraires — la durée prévue, la technique retenue, ce que couvre un semestre.

Le montant exact, lui, appartient au devis écrit, obligatoire avant tout traitement.

Comment répondre à un parent qui compare mon devis à un autre ?

Sans jamais commenter le devis du confrère : ce serait une comparaison. La réponse porte sur le vôtre, en quatre temps :

  1. Vérifier que les deux documents décrivent la même chose — même nombre de semestres, contention incluse ou non.
  2. Détailler ce que couvre un semestre chez vous — rendez-vous, ajustements, matériel.
  3. Rappeler la base de remboursement — identique partout, elle ne distingue personne.
  4. Renvoyer à la page qui explique le devis, pour que la famille la relise à tête reposée.

Que dire à une famille qui consulte à quelques mois des 16 ans ?

Qu’elle a encore le temps, à condition de ne pas le perdre. Le calendrier se déroule ainsi :

  • La demande d’accord préalable est adressée à la caisse ; sans réponse sous quinze jours, l’accord est acquis.
  • L’accord vaut six mois, pendant lesquels le traitement doit commencer.
  • Le traitement doit débuter avant le seizième anniversaire ; passé cette date, seul un semestre préalable à une chirurgie maxillaire reste pris en charge.

L’écrire sur une page dédiée évite d’avoir à l’annoncer, trop tard, au téléphone.

Faut-il chercher à attirer davantage de patients adultes ?

Pas en les attirant, en les informant. Après 16 ans, l’Assurance Maladie ne prend plus en charge qu’un semestre, et seulement avant une chirurgie maxillaire : l’adulte paie l’essentiel de son traitement et prend son temps pour décider. Il cherche des réponses précises — technique, durée, discrétion, coût — et les trouve aussi du côté d’offres d’aligneurs commandés à distance. Votre avantage est de décrire ce que comprend votre prise en charge, de l’examen à la contention, et de dire quand un traitement n’est pas indiqué : l’article R. 4127-215-1 interdit d’inciter à un recours inutile aux soins, et cette franchise est aussi ce qui fait revenir un adulte qui a déjà consulté ailleurs.

Un cabinet d’orthodontie ne vend pas un appareil, il fait lire un devis

193,50 € par semestre, six semestres, avant 16 ans : trois chiffres que chaque famille découvre en consultation, et qu’elle devrait pouvoir lire avant. La décision se prend à la maison, à plusieurs, devis en main. Un cabinet qui explique ce devis, pose le calendrier et écrit clairement sa qualification ne fait aucune publicité au sens où les textes l’interdisaient avant 2020 : il donne à la famille de quoi décider, ce que l’article R. 4127-215-1 autorise depuis le 25 décembre 2020.

Le cadre commun aux professions de santé, les avis et le budget à prévoir selon l’horizon sont détaillés dans notre guide du marketing digital en santé. Pour construire votre page devis, votre calendrier des 16 ans ou vos pages adultes, parlons de votre cabinet.

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