Par Jean-Michel Kuzaj, consultant en marketing digital · ·

La refonte est l’opération la plus risquée du métier : c’est la seule qui peut faire perdre, en une nuit, un capital de visibilité construit sur des années. Elle a pourtant une nouvelle raison d’être engagée. Depuis le 28 juin 2025, l’obligation d’accessibilité numérique ne concerne plus seulement le secteur public : elle s’applique aux services de commerce électronique, aux services bancaires, aux communications électroniques, à l’accès aux médias audiovisuels et à la billetterie de transport, en application du décret n° 2023-931 du 9 octobre 2023. Les entreprises de moins de dix personnes dont le chiffre d’affaires ou le total de bilan n’excède pas deux millions d’euros en sont dispensées. Pour les autres, l’échéance est passée.
L’essentiel en cinq questions
Mon site a dix ans, faut-il le refaire ? L’âge n’est pas un critère. Un site de dix ans qui est rapide, lisible sur téléphone et qui produit des contacts n’a aucune raison d’être refait. Les vrais critères sont au nombre de quatre : il ne transforme plus, il n’est pas utilisable au téléphone, il ne peut plus être modifié sans développeur, ou il vous expose juridiquement.
Que risque-t-on vraiment ? De perdre l’antériorité. Les pages positionnées, les liens qui pointent vers elles et l’historique accumulé sont un actif ; une refonte qui change les adresses sans plan de redirection le détruit. La chute se voit en quelques semaines et se répare en plusieurs mois — quand elle se répare.
Suis-je concerné par l’obligation d’accessibilité ? Si vous vendez en ligne, fournissez un service bancaire, de transport, de télécommunications ou d’accès aux médias, et que vous employez dix personnes ou plus — ou dépassez deux millions d’euros — oui, depuis le 28 juin 2025. Sinon, l’obligation ne vous vise pas, mais ses règles restent de bonnes règles d’ergonomie.
Faut-il tout refaire d’un coup ? Presque jamais. La refonte progressive, page par page, permet de mesurer l’effet de chaque changement et de revenir en arrière. La refonte totale ne se justifie que lorsque la technique elle-même est le blocage.
Combien de temps cela prend-il ? Le développement est rarement le chemin critique. Ce qui prend du temps, c’est de décider ce qu’on dit, à qui, et à quel prix — et de recenser l’existant avant d’y toucher. Le recensement des adresses, lui, se fait en quelques jours et conditionne tout le reste.
La demande arrive presque toujours formulée de la même manière : « notre site fait vieux ». C’est un diagnostic esthétique posé sur un problème qui ne l’est presque jamais. Un site ne cesse pas de fonctionner parce qu’il est démodé : il cesse de fonctionner parce qu’il est lent, illisible sur un téléphone, muet sur ce que vous vendez, ou impossible à mettre à jour.
Refaire un site pour le rendre plus beau, sans toucher à ces quatre points, produit un site neuf qui transforme aussi mal que l’ancien — en ayant en prime perdu son référencement. C’est l’issue la plus fréquente, et elle est évitable.
Cette page décrit ce qui justifie réellement une refonte, ce qu’elle met en danger, et le plan de migration qui protège l’acquis. Pour la création d’un premier site, voyez la création de site internet ; pour l’application à votre métier, les pages secteur.
Le cadre légal en chiffres, et ce qu’il impose
Jusqu’en 2025, l’accessibilité numérique était une obligation du secteur public et une bonne pratique pour le privé. Le décret du 9 octobre 2023 a changé cela pour une partie des entreprises, avec une date d’application ferme.
| Point | Ce que prévoit le texte | Référence |
|---|---|---|
| Services visés | Commerce électronique, services bancaires et financiers, communications électroniques, accès aux médias audiovisuels, éléments des services de transport (sites, applications, billetterie) | Art. D412-50 |
| Entrée en application | Services fournis après le 28 juin 2025 | Décret n° 2023-931 |
| Exemption | Entreprises employant moins de dix personnes dont le chiffre d’affaires annuel ou le total de bilan n’excède pas 2 M€ | Art. D412-60 II |
| Exigences techniques | Fixées par arrêté du 9 octobre 2023 | Arrêté du 09/10/2023 |
| Documentation | Documentation technique et déclaration UE de conformité conservées cinq ans | Art. D412-51 (3°) |
| Sanction | Amende prévue pour les contraventions de la 5e classe | Art. R451-4 |
Sources : décret n° 2023-931 du 9 octobre 2023 relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des produits et services, codifié aux articles D412-49 à D412-62 du code de la consommation ; arrêté du 9 octobre 2023 fixant les exigences d’accessibilité. Précision sur le montant : l’article R451-4 renvoie à « l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe » sans en fixer le montant. Celui-ci est défini par le code pénal — 1 500 € au titre de l’article 131-13, porté au quintuple pour les personnes morales par l’article 131-41, soit 7 500 €. Les sections D412-49 et suivantes ne comportent aucune disposition pénale propre.
Ce que ce tableau change dans une décision de refonte. Il transforme un arbitrage subjectif — « le site fait vieux » — en fait générateur daté. Si votre activité entre dans le champ et que vous dépassez le seuil, la question n’est plus de savoir si le site doit évoluer, mais dans quel ordre et avec quelles priorités.
Et si vous n’entrez pas dans le champ, les mêmes exigences restent de bonnes exigences : un contraste suffisant, une navigation au clavier, des intitulés de liens explicites et des formulaires correctement étiquetés améliorent l’usage pour tout le monde — y compris pour les moteurs de recherche, qui lisent une page à peu près comme une technologie d’assistance.
Quand une refonte est justifiée, et quand elle ne l’est pas
| Motif invoqué | Ce qu’il justifie |
|---|---|
| « Le site fait vieux » | Rien à lui seul. À reformuler : que devrait-il faire qu’il ne fait pas ? |
| Il est lent, surtout sur téléphone | Une intervention technique ciblée, rarement une refonte |
| Il ne produit plus de contacts | Un travail sur l’offre et les parcours, avant tout chantier technique |
| Personne ne peut le modifier sans développeur | Une refonte — c’est le motif le plus solide |
| Il n’est pas utilisable au téléphone | Une refonte, si la structure interdit de l’adapter |
| Il expose juridiquement (accessibilité, mentions, données) | Une mise en conformité, éventuellement dans une refonte |
| La technologie n’est plus maintenue | Une refonte, et elle devient urgente |
La distinction compte parce que les quatre premiers motifs se traitent pour une fraction du coût d’une refonte, sans en prendre le risque. Le système de gestion de contenu est souvent au cœur du diagnostic : c’est lui qui décide si le site peut vivre sans intervention technique.
Ce qu’une refonte détruit quand elle est mal préparée
Un site en ligne depuis plusieurs années a accumulé un capital qui n’apparaît sur aucun bilan : des pages positionnées, des adresses connues des moteurs, et des liens entrants pointant vers ces adresses précises. Ce capital est rattaché aux adresses, pas au contenu.
| L’actif | Sans plan de migration | Avec plan de migration |
|---|---|---|
| Pages positionnées | Sortent de l’index, positions perdues | Conservées via redirection permanente |
| Liens reçus d’autres sites | Pointent vers des pages disparues | Transmis à la nouvelle adresse |
| Historique de mesure | Rompu, plus aucune comparaison possible | Conservé si la mesure est reprise à l’identique |
| Contenu réellement lu | Souvent supprimé parce qu’il « faisait ancien » | Identifié avant, et repris en priorité |
| Avis et signaux locaux | Intacts — ils ne dépendent pas du site | Intacts |
La ligne à retenir est la quatrième. La perte la plus coûteuse n’est pas technique : c’est la suppression, au nom du renouveau, des pages qui produisaient l’essentiel du trafic — parce que personne n’avait regardé lesquelles c’étaient avant de commencer.
Le plan de migration qui protège l’acquis
| Étape | Ce qu’on fait | Quand |
|---|---|---|
| 1 | Recenser toutes les adresses existantes et ce que chacune produit | Avant toute maquette |
| 2 | Décider page par page : conservée, fusionnée, supprimée | Avant tout développement |
| 3 | Écrire le tableau de correspondance ancienne adresse → nouvelle adresse | Pendant la conception |
| 4 | Poser les redirections permanentes et les tester une à une | Avant la mise en ligne |
| 5 | Reprendre la mesure à l’identique, pour pouvoir comparer | Le jour de la mise en ligne |
| 6 | Surveiller erreurs et positions, et corriger dans les jours qui suivent | Les six semaines suivantes |
L’étape 1 est celle qu’on saute, et c’est la seule qui ne se rattrape pas : une fois l’ancien site éteint, la liste de ce qu’il contenait devient très difficile à reconstituer. Elle se fait en quelques jours et conditionne tout le reste.
Les quatre défauts qui font échouer un site, et comment les vérifier
Avant d’engager quoi que ce soit, ces quatre points se contrôlent en une demi-journée, sans outil payant et sans compétence technique particulière. Dans la grande majorité des cas, ils suffisent à trancher entre une réparation ciblée et une refonte.
| Le défaut | Comment le vérifier | Ce que ça implique |
|---|---|---|
| Lenteur | Ouvrir la page d’accueil sur un téléphone, en données mobiles, hors du bureau | Se corrige presque toujours sans refonte |
| Illisibilité mobile | Tenter de remplir le formulaire de contact au pouce, sans zoomer | Refonte si la structure interdit de l’adapter |
| Offre muette | Faire lire la page d’accueil à quelqu’un d’extérieur : sait-il en trente secondes ce que vous vendez et à qui ? | Problème éditorial, aucune refonte nécessaire |
| Site figé | Essayer de corriger une faute de frappe et de publier, seul, en dix minutes | Motif de refonte le plus solide |
Le quatrième test est le plus révélateur, et c’est celui qu’on ne pense jamais à faire. Un site qu’on ne peut pas modifier soi-même cesse d’être mis à jour au bout de quelques mois — non par négligence, mais parce que chaque correction suppose de solliciter quelqu’un, d’attendre, et souvent de payer. Le contenu se fige, puis vieillit, et le site finit par « faire vieux » : c’est la conséquence, pas la cause.
Les trois premiers défauts, eux, se corrigent sur le site existant pour une fraction du coût d’une refonte. C’est la raison pour laquelle ce contrôle doit précéder la décision, et non la suivre.
Ce que l’accessibilité change concrètement sur une page
L’obligation issue du décret n° 2023-931 est souvent redoutée comme un chantier technique lourd. Dans les faits, l’essentiel porte sur des éléments d’interface ordinaires, dont la plupart améliorent aussi la lecture par les moteurs de recherche — qui parcourent une page à peu près comme une technologie d’assistance.
| L’élément | Ce qui est attendu | Le bénéfice secondaire |
|---|---|---|
| Contrastes | Un texte lisible sans effort, y compris en plein soleil sur un téléphone | Moins d’abandons sur mobile |
| Navigation au clavier | Tout le parcours praticable sans souris, avec un focus visible | Révèle les pièges de navigation que personne n’avait vus |
| Intitulés de liens | Des libellés explicites hors contexte, pas « cliquez ici » | Gain direct de compréhension pour les moteurs |
| Alternatives des images | Une description utile pour les images porteuses de sens | Indexation des visuels |
| Étiquettes de formulaire | Chaque champ associé à son libellé, erreurs explicites | Moins d’abandons en cours de saisie |
| Structure des titres | Une hiérarchie de titres cohérente, sans saut de niveau | Meilleure compréhension du plan de la page |
| Documentation | Documentation technique et déclaration de conformité, conservées cinq ans | Trace opposable en cas de contrôle |
La dernière ligne est celle qu’on oublie systématiquement. L’obligation ne porte pas seulement sur l’état du site : elle porte aussi sur la capacité à démontrer cet état, avec une documentation technique conservée cinq ans après la mise sur le marché, au titre de l’article D412-51 du code de la consommation. Un site conforme sans dossier reste en défaut sur ce point.

Nos interventions en refonte de site
Diagnostic préalable
Ce qui justifie la refonte, ce qui se règle sans elle, et ce qu’elle mettrait en danger. C’est la première chose à produire.
Recensement de l’existant
Toutes les adresses, leur trafic, leurs positions et les liens externes qui pointent vers elles.
Plan de redirection
Le tableau de correspondance complet, testé adresse par adresse avant la bascule.
Architecture et arborescence
Ce qui doit exister, sous quel chemin, et comment les pages se lient entre elles.
Mise en conformité accessibilité
Contrastes, navigation au clavier, intitulés, formulaires — et la documentation à conserver cinq ans.
Reprise des contenus
Les pages qui produisent sont reprises en priorité, pas réécrites au nom du renouveau.
Bascule surveillée
Mise en ligne, contrôle des redirections, des erreurs et des positions dans les semaines qui suivent.
Refonte progressive
Quand la technique tient encore : reprendre section par section, en mesurant chaque étape.
Combien investir, et comment le décider
Une refonte ne se budgète pas en pourcentage du chiffre d’affaires, mais par comparaison avec ce que coûte le site actuel — en contacts qu’il ne produit pas et en temps qu’il consomme.
| Étape | La question | Exemple |
|---|---|---|
| 1 | Combien de contacts le site produit-il aujourd’hui, par mois ? | 8 demandes |
| 2 | Combien en produirait-il si les quatre défauts étaient corrigés ? | Hypothèse à poser, puis à vérifier |
| 3 | Quelle marge représente un contact supplémentaire ? | À prendre dans vos chiffres, pas dans une moyenne |
| 4 | En combien de mois la refonte est-elle remboursée ? | Au-delà de dix-huit mois, il faut revoir le périmètre |
La colonne « Exemple » illustre le raisonnement, ce ne sont pas des moyennes de marché : il n’existe aucune source publique de tarifs de refonte.
Refonte totale, refonte progressive ou réparation ciblée
Réparation ciblée
On garde le site et on corrige ce qui bloque : vitesse, lisibilité mobile, clarté de l’offre, formulaires. Coût faible, risque quasi nul, effet mesurable en semaines.
Quand : la technique tient, le problème est éditorial ou ergonomique.
Refonte progressive
Section par section, sans changer les adresses. Chaque étape est mesurée, et réversible. C’est le meilleur rapport risque/résultat dans la majorité des cas.
Quand : le socle technique est sain mais le site ne transforme plus.
Refonte totale
Nouveau socle, nouvelles adresses, plan de redirection complet. C’est l’option la plus lourde et la seule qui mette réellement l’acquis en jeu.
Quand : la technologie n’est plus maintenue, ou le site ne peut plus être modifié sans développeur.
Questions fréquentes sur la refonte de site
Mon site a dix ans, faut-il le refaire ?
L’âge n’est pas un critère. Un site ancien qui est rapide, lisible sur téléphone et qui produit des contacts n’a aucune raison d’être refait ; un site de deux ans qui échoue sur ces points doit l’être. Les quatre motifs qui justifient réellement une refonte sont l’impossibilité de le modifier sans développeur, l’inutilisabilité sur téléphone, une exposition juridique, et une technologie qui n’est plus maintenue. « Il fait vieux » n’en fait pas partie : c’est un diagnostic esthétique posé sur un problème qui est rarement esthétique.
Va-t-on perdre le référencement en refaisant le site ?
Seulement si les adresses changent sans plan de redirection. Le capital accumulé — pages positionnées, liens externes pointant vers elles — est rattaché aux adresses, pas au contenu. Avec un recensement complet de l’existant, un tableau de correspondance ancienne adresse vers nouvelle adresse et des redirections permanentes testées une à une avant la bascule, il se transmet. Sans cela, il se perd en quelques semaines et se reconstruit en plusieurs mois, quand il se reconstruit.
Suis-je concerné par l’obligation d’accessibilité de 2025 ?
Elle vise les services de commerce électronique, les services bancaires et financiers, les communications électroniques, l’accès aux médias audiovisuels et les éléments des services de transport, pour les services fournis après le 28 juin 2025, en application du décret n° 2023-931 du 9 octobre 2023. Les entreprises employant moins de dix personnes dont le chiffre d’affaires ou le total de bilan n’excède pas deux millions d’euros en sont dispensées. Si vous n’entrez pas dans le champ, les mêmes exigences restent de bonnes règles d’ergonomie, utiles à tous les visiteurs.
Faut-il tout refaire d’un coup ?
Rarement. La refonte progressive — section par section, sans changer les adresses — permet de mesurer l’effet de chaque changement et de revenir en arrière si le résultat n’est pas au rendez-vous. Elle offre le meilleur rapport entre le risque pris et le résultat obtenu dans la majorité des situations. La refonte totale ne se justifie que lorsque le socle technique lui-même est le blocage : technologie abandonnée, ou site impossible à modifier sans intervention de développeur.
Combien de temps faut-il prévoir ?
Le développement est rarement le chemin critique. Ce qui prend du temps, c’est de décider ce qu’on dit, à qui et à quel prix, puis de recenser l’existant page par page avant d’y toucher. Le recensement lui-même se fait en quelques jours, mais il conditionne tout le reste et ne se rattrape pas une fois l’ancien site éteint. Prévoyez ensuite six semaines de surveillance après la mise en ligne : c’est la période où les défauts de redirection se voient et se corrigent encore facilement.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Commencer par la maquette
Tant que le recensement de l’existant n’est pas fait, personne ne sait quelles pages comptent. La maquette dessinée avant cette étape impose une arborescence qui ne tient pas compte de ce qui produit réellement du trafic, et il faut ensuite tordre l’un ou sacrifier l’autre.
Supprimer les contenus « anciens »
Ce sont souvent eux qui produisent l’essentiel du trafic, précisément parce qu’ils sont en ligne depuis longtemps. Un contenu ne se juge pas à sa date mais à ce qu’il rapporte, et cela se vérifie en une lecture du recensement.
Poser les redirections après la mise en ligne
Elles doivent être testées avant la bascule, adresse par adresse. Découvrir les erreurs en production, c’est les laisser agir plusieurs jours sur les pages les plus visibles — celles-là mêmes qui sont indexées.
Changer la mesure en même temps que le site
Si la mesure est refaite le même jour, il devient impossible de distinguer un effet réel d’un artefact de comptage. La mesure se reprend à l’identique, et ne se modifie qu’une fois la bascule stabilisée — voyez analytics et tracking pour la remettre à plat ensuite.

Par où commencer, concrètement
Première semaine. Recensement complet des adresses existantes, de leur trafic, de leurs positions et des liens externes qui pointent vers elles. C’est le document qui décide de tout le reste, et il ne se reconstitue pas après coup.
Ensuite. Un arbitrage page par page — conservée, fusionnée, supprimée — puis le tableau de correspondance des adresses. C’est à ce moment, et pas avant, qu’on sait si une refonte totale est nécessaire ou si une reprise progressive suffit.
Enfin. La conception, le développement, les redirections testées avant la bascule, et six semaines de surveillance. Dans cet ordre, une refonte est une opération maîtrisée ; dans le désordre, c’est le pari le plus coûteux du marketing numérique.
Le seul chantier où l’on peut tout perdre
Tous les autres leviers d’acquisition se testent : on augmente un budget, on écrit une page, on mesure, et on revient en arrière si cela ne fonctionne pas. La refonte est le seul qui engage l’ensemble de l’acquis d’un coup, et dont l’échec ne se voit qu’une fois l’ancien site éteint.
C’est pour cette raison qu’elle commence par un recensement et non par une maquette, et qu’elle se juge à ce qu’elle a conservé autant qu’à ce qu’elle a créé. Bien menée, elle lève les quatre blocages qui empêchaient le site de produire, sans toucher au capital accumulé. Mal menée, elle produit un site plus beau qui reçoit moins de monde — et il faut alors des mois pour revenir au point de départ.
Si le diagnostic conclut que le socle n’est pas en cause, le travail porte sur la transformation du trafic déjà présent : voyez l’optimisation des conversions. S’il conclut qu’il faut repartir de zéro, voyez la création de site internet.
