Marketing digital pour psychiatres et psychologues : 16 200 médecins, et quatre titres à distinguer
16 200 psychiatres en activité au 1er janvier 2026, 77 000 psychologues de moins de 62 ans deux ans plus tôt : en santé mentale, le patient a l’embarras du titre avant d’avoir celui du choix. Psychiatre, psychologue, psychothérapeute, et une série d’intitulés que personne ne protège : quatre portes d’entrée, trois régimes juridiques, et une personne qui cherche souvent seule, tard, sans savoir laquelle pousser. Communiquer ici ne consiste pas à se rendre visible. Cela consiste à dire clairement qui vous êtes, ce que votre titre garantit, et à qui vous n’êtes pas destiné — sans que la recherche elle-même expose celui qui la fait (DREES, jeux de données du 2 juillet 2026 et du 2 décembre 2024).
L’essentiel en cinq questions
Combien de professionnels ? 16 200 psychiatres au 1er janvier 2026, l’une des trois spécialités médicales les plus nombreuses avec les chirurgiens (14 600) et les anesthésistes-réanimateurs (14 000). Côté psychologues, 77 000 praticiens de moins de 62 ans au 1er janvier 2024 (DREES).
Tout le monde est-il soumis aux mêmes règles ? Non. Le psychiatre est médecin : l’article R. 4127-19-1 du code de la santé publique, en vigueur depuis le 25 décembre 2020, encadre sa communication. Le psychologue porte un titre protégé par la loi de 1985 mais n’a ni ordre ni code de déontologie réglementaire. Le psychothérapeute doit être inscrit à un registre national.
Qu’est-ce qui change pour un psychologue avec Mon soutien psy ? Jusqu’à 12 séances par an, à 50 € la séance sans dépassement possible, remboursées à 60 % par l’Assurance Maladie, dès 3 ans et sans prescription médicale, pour des troubles psychiques d’intensité légère à modérée (Assurance Maladie, 16 janvier 2026). Le patient cherche désormais un psychologue partenaire, et il faut qu’il puisse le vérifier.
Où se joue la décision ? Sur une page qui répond à « qui dois-je consulter ? » avant de répondre à « pourquoi vous ? ». Une demande mal orientée se règle là mieux qu’au téléphone.
Quelle est la contrainte propre au métier ? La discrétion. Une visite sur une page de santé mentale peut révéler une information de santé : d’où la prudence, ni suivi publicitaire sur les pages, ni relance identifiable, ni réponse à un avis qui confirme qu’une personne consulte.
16 200 psychiatres, 77 000 psychologues : qui porte quel titre
Quatre intitulés, trois textes, et un seul qui relève d’un ordre professionnel.
La confusion des titres n’est pas un détail de vocabulaire : c’est la première question que se pose une personne qui cherche de l’aide, et celle à laquelle presque aucune page de cabinet ne répond. Le tableau ci-dessous rassemble ce que disent les textes et les données publiques.
| Titre | Effectif connu | Ce qui protège le titre | Ordre professionnel | Cadre de communication |
|---|---|---|---|---|
| Psychiatre | 16 200 au 1er janvier 2026 | Diplôme de médecin et qualification de spécialiste | Oui, l’Ordre des médecins | Articles R. 4127-19 et R. 4127-19-1 du code de la santé publique |
| Psychologue | 77 000 de moins de 62 ans au 1er janvier 2024 | Article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 | Non | Aucun texte réglementaire propre ; code de déontologie de 2021 sans valeur réglementaire |
| Psychothérapeute | — | Article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 : inscription au registre national | Non | Celui de la profession d’origine, s’il y en a une |
| Psychanalyste, psychopraticien et autres intitulés | — | Aucun texte ne les réserve | Non | Droit commun de l’information du consommateur |
Sources : DREES, 5 000 médecins supplémentaires en activité en France au 1er janvier 2026, jeu de données du 2 juillet 2026 établi à partir du RPPS ; DREES, Démographie des professionnels de santé au 1er janvier 2024, jeu de données du 2 décembre 2024, répertoire Adeli ; Légifrance, textes cités, consultés le 25 septembre 2026.
Les deux chiffres ne se comparent pas terme à terme — ils n’ont ni la même date, ni le même répertoire, ni le même champ d’âge — mais leur ordre de grandeur suffit à dire l’essentiel : il y a plusieurs psychologues pour un psychiatre, et le patient qui tape « psy » dans un moteur de recherche a plus de chances de tomber d’abord sur les premiers. Un psychiatre qui ne dit pas en quoi sa consultation diffère — diagnostic médical, prescription, prise en charge des troubles sévères — laisse le lecteur décider sur une impression. Un psychologue qui n’affiche pas son titre se fond parmi des intitulés qu’aucun texte ne protège.
Trois régimes pour quatre titres : ce que chacun a le droit d’écrire
Un article de 2020 pour le psychiatre, une loi de 1985 pour le psychologue, une loi de 2004 pour le psychothérapeute — et rien pour les autres.
Le psychiatre : le droit commun des médecins, appliqué à une spécialité exposée
Le psychiatre relève du cadre de communication des médecins. L’article R. 4127-19-1 du code de la santé publique, créé par le décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020, pose que le médecin « est libre de communiquer au public, par tout moyen, y compris sur un site internet, des informations de nature à contribuer au libre choix du praticien par le patient ». Le même article fixe les limites, qui pèsent plus lourd en psychiatrie qu’ailleurs :
- Pas de témoignage de tiers. En santé mentale, un témoignage publié expose en plus la personne qui le donne.
- Pas de recours inutile aux soins. Le texte interdit ce qui « incite à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins » : un questionnaire d’auto-évaluation qui conclut systématiquement à la nécessité de consulter tombe sous cette phrase.
- Pas d’hypothèse présentée comme acquise. Le II autorise l’information scientifique, formulée « avec prudence et mesure » ; il interdit de « présenter comme des données acquises des hypothèses non encore confirmées ». C’est la règle qui s’applique aux pages sur une approche thérapeutique récente.
- Pas d’exercice comme un commerce, rappelle l’article R. 4127-19, modifié par le même décret.
Le psychologue : un titre protégé, pas de code opposable
L’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 réserve l’usage du titre aux titulaires d’une formation universitaire de haut niveau en psychologie, listée par décret, et impose leur enregistrement auprès de l’agence régionale de santé. Il n’existe pas d’ordre des psychologues. Le code de déontologie signé le 5 juin 2021 par 21 organisations professionnelles n’a pas la valeur d’un décret ; son article 32 donne pourtant une ligne commune aux 21 signataires : le psychologue « diffuse au public une information sur son activité professionnelle avec mesure et en référence à son titre, y compris lorsqu’elle·il a recours à la publicité pour son exercice libéral ».
Concrètement, l’absence de texte réglementaire ne donne pas un champ libre : elle laisse s’appliquer le droit commun, qui sanctionne l’information trompeuse. Et le patient, lui, ne distingue pas la déontologie opposable de celle qui ne l’est pas — il juge sur ce qu’il lit.
Le psychothérapeute et les titres libres
« L’usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes » (article 52 de la loi n° 2004-806, version issue de la loi du 26 janvier 2016). L’inscription suppose une formation en psychopathologie clinique, ouverte aux titulaires d’un doctorat permettant d’exercer la médecine ou d’un master de psychologie ou de psychanalyse. Psychanalyste, psychopraticien, thérapeute : aucun texte ne réserve ces intitulés. Un praticien qui les porte n’exerce pas une profession de santé réglementée, et sa communication ne peut pas se présenter comme un soin — elle décrit une pratique, une formation, un cadre de séance, sans promettre d’effet.
La première page lue n’est pas la vôtre : c’est celle qui explique qui consulter
Plusieurs psychologues pour un psychiatre : la plupart des personnes qui vous trouvent ne savent pas encore si c’est vous qu’il leur faut.
Dans les autres métiers de santé, la demande arrive déjà orientée : une douleur dentaire mène au dentiste, une ordonnance au kinésithérapeute. En santé mentale, elle arrive en question. La personne ne cherche pas un psychiatre, elle cherche à savoir si ce qu’elle traverse relève d’un psychiatre, d’un psychologue, de son médecin traitant ou d’un service d’urgence. La page qui répond à cette question est celle qui sera lue, partagée, et qui amènera les demandes justes.
Une page d’orientation bien faite contient, sans comparer quiconque :
- Ce que fait chaque titre, en termes que le patient comprend : le psychiatre pose un diagnostic médical et peut prescrire ; le psychologue évalue et accompagne, sans prescrire ; le psychothérapeute exerce une psychothérapie dans le cadre de sa formation.
- Ce que vous prenez en charge, et ce que vous ne prenez pas. Âge des patients, types de difficultés, suivi au long cours ou intervention brève, consultation d’évaluation seule.
- Ce qu’il faut pour venir : adressage par le médecin traitant ou non, documents utiles, déroulé de la première séance.
- Ce qu’il faut faire en cas d’urgence, en tête de page et non en pied : un cabinet n’est pas un service d’urgence, et le dire protège autant le patient que le praticien.
Cette page n’enfreint rien : décrire les titres est de l’information, pas de la comparaison — l’article R. 4127-19-1 vise les comparaisons « avec d’autres médecins ou établissements », pas l’explication de ce que fait chaque profession. Elle a un second effet, plus concret : chaque demande mal orientée qu’elle évite est un créneau rendu à quelqu’un qui en avait besoin.
12 séances à 50 € : ce que Mon soutien psy change pour une page de psychologue
12 séances par an, 50 € chacune sans dépassement, 60 % remboursés, sans prescription et dès 3 ans, pour des troubles d’intensité légère à modérée : le dispositif a déplacé la recherche.
Le patient n’a pas besoin de prescription médicale pour accéder aux séances remboursées : il prend rendez-vous directement avec un psychologue partenaire. La séance est facturée 50 €, contre 30 € auparavant, et l’Assurance Maladie en rembourse 60 % — soit 30 € — et la prise en charge monte à 100 % pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, les personnes en affection de longue durée, les femmes enceintes à partir du sixième mois et les victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle (Assurance Maladie, dossier de presse du 16 janvier 2026).
| Ce que le patient vérifie | Ce que la page doit dire |
|---|---|
| Êtes-vous partenaire du dispositif ? | Oui ou non, en toutes lettres, près des coordonnées |
| Mon cas relève-t-il du dispositif ? | Il vise les troubles psychiques d’intensité légère à modérée ; dire vers qui vous orientez les autres situations |
| Combien vais-je payer ? | 50 € la séance remboursée, sans dépassement, et le tarif des séances hors dispositif s’il diffère |
| Combien de séances ? | Jusqu’à 12 par an, la première étant un entretien d’évaluation |
| Dois-je avoir une ordonnance ? | Non, et l’accès est ouvert dès 3 ans |
| Que se passe-t-il après la douzième ? | Votre pratique : poursuite hors dispositif, orientation, fin de suivi |
La dernière ligne est celle que personne n’écrit, et c’est pourtant la question que le patient pose au troisième ou au quatrième rendez-vous. L’écrire d’avance évite une conversation difficile et ne promet rien : c’est une condition d’exercice, que le code de 2021 comme le bon sens invitent à exposer « avec mesure ».
Pour un psychologue qui n’a pas signé la convention, la même transparence vaut : dire qu’on ne participe pas au dispositif, et pourquoi le tarif est ce qu’il est, écarte des demandes qui se seraient conclues par un refus au téléphone.
Discrétion : une recherche qu’on ne fait pas devant quelqu’un
Zéro pixel publicitaire, des rappels sans intitulé de spécialité : la discrétion se règle en quatre décisions, parce que lire votre page dit déjà quelque chose de la personne.
La règle qui vaut pour tous les professionnels de santé — ne jamais évoquer un élément de santé en répondant à un avis — vaut ici au carré. Mais la discrétion commence bien avant l’avis, dès l’arrivée sur la page. Quatre pratiques la construisent :
- Pas de suivi publicitaire sur les pages du cabinet. Un pixel de reciblage transforme la visite d’une page de psychiatrie en publicité qui suit la personne sur un ordinateur familial ou professionnel. La mesure d’audience peut se faire sans cela, avec un outil qui ne partage rien.
- Des rappels de rendez-vous neutres. Un SMS qui mentionne « cabinet de psychiatrie » sur un écran verrouillé en dit trop ; un rappel qui donne l’heure et le nom du praticien suffit.
- Des adresses électroniques et des objets de message sans intitulé de spécialité, pour la même raison.
- Un plan d’accès qui dit comment entrer : immeuble, étage, salle d’attente partagée ou non. C’est une information pratique, et pour certains patients c’est la condition pour venir.
Ce que la discrétion n’est pas : l’invisibilité. Un cabinet sans fiche d’établissement, sans horaires ni modalités d’accès, ne protège personne ; il oblige le patient à appeler pour obtenir ce qu’il aurait pu lire seul, ce qui est précisément la démarche la plus coûteuse pour quelqu’un qui hésite.
Ce qui marche en santé mentale, et ce qui n’y marche pas
Avec quatre titres pour une même recherche, ce qui éclaire le choix fonctionne ; ce qui cherche à le forcer se retourne contre le cabinet.
Ce qui marche
- Le titre, en premier et vérifiable. Psychiatre avec sa qualification, psychologue avec la mention de son enregistrement, psychothérapeute avec son inscription au registre. C’est la seule différenciation que le cadre permet sans réserve, et la plus utile au lecteur.
- La page d’orientation décrite plus haut : elle attire les bonnes demandes et en écarte d’autres.
- Le cadre de séance écrit : durée, fréquence, tarif, annulation, confidentialité, téléconsultation ou non.
- Une page par public accueilli — enfants et adolescents, adultes, couples, personnes âgées — quand l’accueil diffère réellement.
- La fiche d’établissement complète, avec les modalités d’accès et les informations d’urgence.
Ce qui ne marche pas
- Les récits de patients, même anonymisés : témoignage de tiers pour un médecin, et exposition de la personne pour tous.
- Les questionnaires qui concluent toujours à consulter : incitation à un recours inutile pour un psychiatre, et procédé trompeur pour tout le monde.
- Les promesses de résultat ou de durée (« en dix séances »), qu’aucun praticien ne peut tenir, et que le I de l’article R. 4127-19-1 exclut pour le médecin : sa communication doit être « loyale et honnête » et ne pas induire « le public en erreur ».
- Le contenu anxiogène publié pour attirer : il fait venir les personnes qu’il inquiète, pas celles qui ont besoin de vous.
- Le suivi publicitaire et le reciblage, pour les raisons dites plus haut.
Nos douze leviers pour un cabinet de psychiatrie ou de psychologie
Douze leviers, dont trois font l’essentiel : la clarté du titre, la page d’orientation, la fiche d’établissement.
Marketing de contenuLa page d’orientation entre les titres, le cadre de séance, une page par public accueilli.
E-réputationRépondre sans jamais confirmer qu’une personne consulte : une routine à écrire une fois.
Référencement naturelPorte les pages d’orientation et de public au-delà du quartier, sur des questions précises.
Création de siteSobre, rapide, sans suivi publicitaire, avec le titre et le cadre lisibles dès l’accueil.
AnalyticsUne mesure d’audience qui ne partage rien avec des tiers : c’est possible, et c’est le seul choix défendable.
Optimisation des conversionsUn premier contact moins coûteux pour qui hésite : formulaire court, réponse annoncée.
Refonte de siteUtile quand l’existant empile des pixels tiers ou cache le titre du praticien.
Google AdsRarement justifié quand l’agenda est plein ; à envisager à l’ouverture, sans reciblage.
Email marketingLimité aux informations pratiques, avec des objets de message neutres.
Automation et CRMRappels de rendez-vous discrets ; le reste relève du logiciel de cabinet.
Réseaux sociauxDe l’information générale, avec mesure ; jamais un échange avec un patient en public.
Questions fréquentes des psychiatres et des psychologues
Six questions, trois textes de référence : l’article R. 4127-19-1, la loi de 1985, la loi de 2004.
Un psychiatre peut-il publier un questionnaire d’auto-évaluation ?
Oui, à condition qu’il informe au lieu de recruter. L’article R. 4127-19-1 du code de la santé publique, en vigueur depuis le 25 décembre 2020, interdit au médecin toute communication qui « incite à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins », et exige qu’elle soit « loyale et honnête ». Un questionnaire publié sur la page d’un cabinet de psychiatrie reste dans ce cadre s’il respecte trois conditions :
- Il ne conclut pas toujours à consulter : un résultat qui renvoie systématiquement vers le cabinet est l’incitation que le texte vise.
- Il dit ce qu’il n’est pas : un repère, pas un diagnostic, et il indique quoi faire en cas d’urgence.
- Il ne collecte rien d’identifiable : les réponses à un tel questionnaire peuvent révéler une information de santé, et la prudence dite plus haut sur le suivi publicitaire vaut encore davantage ici.
Quelles règles s’appliquent à un psychologue qui communique ?
Aucun décret de déontologie ne régit les psychologues, ce qui ne signifie pas l’absence de règle. Trois niveaux se superposent :
- La loi : l’article 44 de la loi du 25 juillet 1985 réserve le titre aux diplômés listés par décret, enregistrés auprès de l’agence régionale de santé.
- Le droit commun : l’information délivrée au public ne doit pas être trompeuse, sur le titre comme sur le reste.
- Le code de 2021, sans valeur réglementaire, signé par 21 organisations : son article 32 demande une information « avec mesure et en référence à son titre », y compris en cas de publicité pour l’exercice libéral.
Peut-on se présenter comme psychothérapeute sans être inscrit au registre ?
Non. L’article 52 de la loi du 9 août 2004 réserve l’usage du titre aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes. En pratique, trois points sont à vérifier avant d’écrire le mot sur une plaque ou une page :
- L’inscription elle-même, tenue à jour sur la liste établie par l’agence régionale de santé.
- La formation requise : une formation en psychopathologie clinique, ouverte aux titulaires d’un doctorat permettant d’exercer la médecine ou d’un master de psychologie ou de psychanalyse.
- Le changement de région ou la reprise d’activité après deux ans d’interruption, qui imposent une nouvelle inscription.
Comment présenter une approche thérapeutique sans promettre de résultat ?
En décrivant ce que le patient va vivre plutôt que ce qu’il va obtenir. Une page conforme, pour un médecin comme pour un psychologue, s’en tient à :
- Le principe de l’approche, en termes simples, avec ses indications générales et ses limites.
- Le déroulé : fréquence, durée d’une séance, ce qui se passe à la première.
- La formation du praticien à cette approche, vérifiable.
- Ce que l’approche n’est pas : ni un traitement d’urgence, ni une garantie de durée.
Pour les pratiques qui ne relèvent d’aucune profession de santé réglementée, la même page reste possible, à condition de ne rien présenter comme un soin.
Faut-il afficher sa participation à Mon soutien psy ?
Oui, dès lors que vous avez signé la convention : c’est la première chose que vérifie un patient qui a lu qu’il pouvait être remboursé. Et si vous ne l’avez pas signée, le dire évite des appels inutiles. Les informations à placer près des coordonnées :
- Partenaire ou non, sans formule ambiguë.
- Le tarif : 50 € la séance dans le dispositif, sans dépassement, remboursée à 60 %, et votre tarif hors dispositif s’il existe.
- À qui il s’adresse : aux troubles psychiques d’intensité légère à modérée, et vers qui vous orientez les autres situations.
- Le nombre de séances : jusqu’à 12 par an, la première étant un entretien d’évaluation.
- L’accès : sans prescription médicale, dès 3 ans.
Que faire d’un avis qui révèle qu’une personne consulte ?
Ne pas le confirmer, d’abord : en santé mentale, dire qu’une personne consulte un psychiatre ou un psychologue révèle à lui seul une information de santé. Une réponse utile ne mentionne ni la personne, ni une séance, ni une difficulté ; elle rappelle le cadre général du cabinet et invite à reprendre contact directement. Face à un avis injuste, la tentation de rectifier les faits est forte : c’est précisément ce qu’il ne faut pas faire en public. Et un avis qui contient lui-même des éléments de santé peut faire l’objet d’une demande de retrait auprès de la plateforme, plutôt que d’une réponse.
En santé mentale, la clarté est la première forme de soin de la relation
Le patient qui cherche un praticien en santé mentale ne compare pas des offres : il essaie de comprendre à qui s’adresser, sans que sa recherche le trahisse. Seize mille psychiatres, plusieurs dizaines de milliers de psychologues, des psychothérapeutes inscrits et des intitulés libres se partagent cette recherche. Celui qui dit clairement son titre, ce qu’il prend en charge, ce qu’il ne prend pas, combien coûte une séance et comment on entre dans son cabinet fait déjà le travail le plus utile. Rien de tout cela n’est de la publicité au sens où la redoutent les praticiens. C’est l’information que les textes autorisent, et que le lecteur attend.
Votre page dit-elle clairement votre titre et à qui vous vous adressez ? Faites relire la page de votre cabinet avant d’en changer quoi que ce soit.